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Depuis un peu plus d’un an, un collectif de la région toulousaine se mobilise pour créer une coopérative de production d’énergies renouvelables. Etienne Griffon, membre du collectif Citoy’EnR, répond au question de Mathieu Iriart membre d’I-ENER.

Vous planifiez la mise en place d’une entreprise citoyenne de production d’énergie renouvelable sur le secteur de Toulouse, pouvez-vous nous préciser de quels horizons venez-vous et où en êtes-vous de la mise en place du projet?
Nous sommes un groupe de bénévoles qui se réunit régulièrement depuis plus d’un an. Il a émergé de membres de l’association Toulouse en Transition. Nous sommes accompagnés par Enercoop depuis quelques mois et travaillons activement à la création d’une société coopérative de production d’énergie renouvelable sur la région Toulousaine.  Le type de statut juridique retenu pour la future coopérative a été voté récemment et nous rédigeons actuellement les statuts. Nous prévoyons une création en fin du 1er trimestre 2017, avec investissement dans les premières parts sociales par les citoyens. En parallèle, nous identifions des toitures publiques pour accueillir nos premiers projets photovoltaïques sur plusieurs municipalités de l’aire urbaine Toulousaine. Dans un second temps, nous envisageons de diversifier les sources de production d’énergie et d’agir sur la maîtrise des consommations d’énergie.

D’autres exemples existent en Europe, notamment ici au Pays Basque, avec I-ENER. Quelles relations entretenez-vous avec ces sociétés citoyennes et notamment I-ENER?
Nous échangeons régulièrement par mail et par téléphone avec plusieurs initiatives similaires à la nôtre : les Centrales Villageoises en Région Rhône-Alpes et I-Ener au Pays Basque, mais également avec Cat’EnR de l’autre côté des Pyrénées). Nous sommes aussi adhérents des collectifs ECLR (région Occitanie) et membres de l’association nationale Energie Partagée. La mutualisation des retours d’expériences nous est très utile pour avancer et donner du crédit à notre coopérative. Les conseils d’I-Ener sur certains sujets techniques sont également précieux pour nous !

La France est un pays très centralisé ; pourtant il semblerait que les citoyens décident de s’organiser à l’échelle de territoires plus restreints : quel est l’intérêt selon vous de multiplier les sociétés locales ?
La France a un modèle énergétique très centralisé avec un choix politique dans les années 70 du tout nucléaire et du chauffage électrique qui avait été très incité à l’époque. Nous mesurons aujourd’hui les limites de ce système avec un coût de l’électricité qui augmente et des risques de délestage du réseau lors des pics de froid. Les sociétés locales permettent une réappropriation des problématiques énergétiques. En finançant et en disposant d’un pouvoir de décision dans les orientations stratégiques de la production, chaque habitant peut décider des sources d’énergie mobilisées sur son territoire. De plus, grâce à ces initiatives, la sensibilisation à la réduction des consommations peut également être faite. Enfin, cela permet de rassembler les habitants d’un territoire autour d’un projet positif pour que chacun soit acteur de la transition énergétique !

Pour plus d’info sur cette nouvelle coopérative cliquez ici.

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